Stop aux titres de poste en anglais : décryptage et alternatives

Muzzo

Muzzo

L’anglais est omniprésent dans notre société, et le monde du travail n’échappe pas à cette tendance. Les offres d’emploi se remplissent de mots anglais pour désigner les postes proposés. Pourtant, il convient de repenser l’utilisation systématique des anglicismes dans les titres de poste. Dans cet article, découvrez pourquoi il faut arrêter avec les titres de poste en anglais.

La confusion autour des termes anglais

Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à utiliser des termes anglais pour décrire les postes à pourvoir. De “Product Manager” à “Community Manager”, ces anglicismes posent beaucoup de questions et peuvent créer certaines incompréhensions. Bien que certains soient compréhensibles par une majorité de personnes, d’autres peuvent prêter à confusion.

Des postes difficilement identifiables

Même si certains termes appartiennent au langage courant, comme “marketing” ou “management” par exemple, d’autres peuvent devenir un vrai casse-tête pour les candidats. Un “Customer Success Manager” en français pourrait signifier autant qu’un “chargé de succès clientèle”. Les équivalents francophones ne sont souvent guère moins modernes ni explicites. Cela peut donc poser problème lors de la recherche d’emploi et rendre plus complexe le processus de sélection des annonces.

Le risque de paraître prétentieux et élitiste

Utiliser des appellations anglaises pour décrire les postes à responsabilités en entreprise peut donner l’impression de vouloir se démarquer des autres et de paraître “branché”. Toutefois, cette démarche a ses limites et peut être perçue comme prétentieuse voire élitiste. En effet, le fait d’employer des termes anglais sans nécessité réelle peut exclure une large partie de la population qui ne maîtrise pas cette langue. Ainsi, certaines personnes se sentiront moins concernées par ces offres d’emploi et renonceront peut-être à postuler alors qu’ils auraient pu être de très bons candidats.

Les obstacles pour les non-anglophones

Il est important de prendre en compte la diversité linguistique entre pays francophones et anglophones. Dans un contexte où la maîtrise de l’anglais devient une compétence essentielle sur le marché du travail, il convient également de respecter les langues nationales et régionales. Le recours systématique aux titres de poste en anglais peut constituer un obstacle pour les non-anglophones qui se sentent discriminés dans leur recherche d’emploi.

L’importance de valoriser la langue française

En utilisant des titres de poste exclusivement en anglais, on contribue à affaiblir peu à peu notre patrimoine linguistique français. La langue française est pourtant riche et dispose d’une grande variété de mots permettant de décrire avec précision les fonctions occupées en entreprise. Il serait donc dommage de ne pas valoriser cet atout dans les offres d’emploi.

Des termes français adaptés et compréhensibles

Dans la majorité des cas, il existe des équivalents français aux appellations anglophones. Par exemple, “Content Manager” peut être traduit par “responsable de contenu”, tandis qu’un “Social Media Manager” devient un “responsable des médias sociaux”. Il est essentiel de privilégier l’utilisation de ces termes français afin de rendre les offres d’emploi plus accessibles et compréhensibles pour tous.

Une prise de conscience nécessaire chez les entreprises

Bien que le recours à l’anglais puisse faciliter une certaine communication internationale au sein des entreprises, cela ne doit pas se faire au détriment de la langue française. Les sociétés ont donc tout intérêt à entreprendre une réflexion sur l’utilisation des titres de poste en anglais dans leurs offres d’emploi, et ce, pour plusieurs raisons :

  • Favoriser une meilleure identification et compréhension des postes proposés pour les candidats potentiels
  • Éviter de potentiellement exclure des personnes non-anglophones lors du processus de recherche d’emploi en leur proposant une offre clairement exprimée dans leur langue native
  • Ne pas donner une impression de prétention ou d’appartenance à une élite sociale qui serait détachée du reste du monde du travail.

C’est en opérant ces changements et en valorisant la langue française dans le domaine professionnel que nous pourrons ensemble renforcer notre culture et préserver l’accessibilité du monde de l’emploi pour tous.

Muzzo

Muzzo

Partagez sur :
LinkedIn
Facebook
WhatsApp

Vous aimerez aussi...

Derrière chaque build-up réussi, un recrutement stratégique

Dans le private equity, le build-up a longtemps été perçu comme une construction arithmétique : agréger plusieurs sociétés pour former un ensemble plus valorisé. Mais la dynamique réelle est autrement plus complexe.  Un build-up réussi n’est pas une simple addition d’activités : c’est un changement d’échelle organisationnel, nécessitant une transformation profonde des structures, des modes de décision […]

Recruter son premier sales après une levée : le virage stratégique que trop d’entreprises sous-estiment

Lever des fonds ne garantit rien. C’est un accélérateur, pas une solution.  Après la levée, un enjeu domine rapidement tous les autres : transformer ce financement en traction commerciale. Et très vite, deux questions reviennent : faut-il recruter un sales maintenant ? Et lequel ? Parce que recruter un sales post-levée n’est jamais un réflexe. C’est un choix stratégique. […]

De recruteur à acteur stratégique : les conseils de Louis Le Mouel pour réussir en Talent Acquisition 

Dans un marché où la compétition pour les talents s’intensifie, le rôle du recruteur a profondément évolué. Longtemps perçue comme une fonction de support, l’acquisition de talents s’impose désormais comme un levier stratégique de croissance. Face à des profils de plus en plus sollicités, le Talent Acquisition (TA) ne se contente plus de “gérer des process” : […]

Inscription newsletter recrutement